La bouche? une mine d'or! Suite

Lors du Grand Siècle, celui du Roi-Soleil, la bêtise et ses semelles de plomb s’efforceront encore de lester le progrès. Elle n’empêchera pourtant pas de spectaculaires envolées. Comme par un effet de capillarité, le rationalisme gagne du terrain en Europe. A tout seigneur, tout honneur, Descartes édite le « Discours de la Méthode » en 1637. À Londres, Amsterdam, Milan, Paris, de partout fusent les bonnes nouvelles. En 1628, William Harvey met en évidence le principe de la circulation sanguine. Puis grâce à la construction du premier microscope par le hollandais Zacharias Janssen, l’Italien Marcello Malpighi découvre les capillaires en 1661. Ainsi se trouve confortée la théorie de la circulation du sang. Anthony Van Leeuwenhoek ira dans la même direction. En 1678, il décrit devant la Royal Society les petits canaux dentaires de manière exhaustive. En 1685, l’Italien Giovanni Alfonso Borelli publie l’état de ses recherches sur la mécanique des muscles. Désormais on est à même d’établir le coefficient masticatoire.
Au XVIIème siècle, le clair-obscur ne se manifeste hélas pas seulement en peinture. Le parti dévot fait de la résistance. En 1633, la condamnation de Galilée par l’Inquisition dissuadera Descartes de mettre sous presse son « Traité du Monde ». Quant à Molière, il peut se féliciter de bénéficier d’un royal parapluie protecteur. Outre les Tartuffophobes, la cohorte médicale a plus d’une dent contre lui. Elle ne lui pardonne pas ses « Médecin malgré lui », « Amour médecin », « Médecin volant » et autres Diafoirus qui, à la différence du « Malade », ne sont pas du tout imaginaires.


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